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18-07-2007 |
Ancien réseau
Le tramway
lyonnais
Présentation
du réseau
L'ancien réseau
Présentation
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La
première ligne de tramway, qui sera
numérotée 5 un peu plus tard, fut mise en service
le 11 octobre 1880 entre Bellecour et Pont d'Ecully. Le
réseau se développa rapidement, et atteignit
à son apogée 35 lignes (36 en tout, mais la ligne
28 ne fut ouverte qu'après les premières
fermetures). Ce réseau était conçu
à l'ancienne, les rails étant au milieu de la
voirie routière. Nous parlerions aujourd'hui de site en
voirie partagée. Il faut dire que la circulation
routière ne représentait à
l'époque aucune gêne. Les premiers trams
étaient à traction hippomobile. Episode de courte
durée, l'électrification fut rapidement
achevée, et le dernier tram hippomobile circula en 1901 .
Progressivement, cependant, la circulation routière
augmenta. Dès les années 1930, et surtout dans
les années d'après-guerre, les grandes villes
européennes furent confrontées à un
choix, soit supprimer les trams pour les remplacer par des autobus,
soit, sur les lignes importantes, moderniser radicalement le
réseau. Pour cette modernisation, il fallait mettre en
œuvre deux démarches conjointes. D'une part,
remplacer les motrices à l'ancienne par des motrices
modernes, comme le matériel PCC, d'autre part
séparer les rails du tram de la circulation automobile
(autrement dit en langage moderne, développer des sites
propres), cette mise en site propre s'accompagnant d'une
priorité aux feux pour les trams. De nombreuses villes
européennes firent ce choix. Sur les sections les plus
chargées et centrales, certaines villes passèrent
même des lignes en souterrain. Mais hélas, les
villes françaises n'optèrent pas pour cette
modernisation, et se livrèrent au développement
anarchique de la circulation automobile, décision funeste
dont nous payons aujourd'hui le prix. Lyon ne fit pas exception, et la
dernière ligne ferma le 30 juin 1957. Et pourtant, l'OTL
(Compagnie des Omnibus et Tramways Lyonnais) s'intéressa
juste après guerre aux motrices Brown-Boveri de type
"Brochet", en circulation à Zurich. Une modernisation du
réseau avec ce type de matériel aurait permis de
transformer progressivement en tram moderne, dès les
années 1950, les lignes les plus importantes, les moins
chargées passant naturellement au bus. On peut
même imaginer que la traversée de l'hyper-centre
aurait pu se faire pour les lignes les plus chargées, comme
la 7, mais aussi les 1, 2, 3, 11 et 18, sur le modèle
bruxellois du pré-métro, autrement dit en
souterrain. On ne peut malheureusement pas refaire l'histoire, et l'on
ne peut que constater l'immense gâchis provoqué
par la stupidité des politiques de transport
menées en France pendant des dizaines d'années.
Les trams électriques anciens peuvent se répartir
en deux générations :
- Une première génération, des
années 1890 aux années 1910/1920. Les plus
célèbres représentantes de cette
génération sont les motrices Buire, qui tirent
leur nom des Chantiers de la Buire, dans le 3e arrondissement.
- Une seconde génération, des années
1920/1930, qui par certains aspects préparent et annoncent
les trams modernes. L’OTL n’investit
hélas que peu dans ces matériels : 12 rames
Marcinelle (motrice + remorque, 1926, essentiellement pour la ligne 7),
8 motrices types Lyon (1930 à 1932), et les rames du Train
Bleu (6 motrices et 22 remorques, 1932).
Le musée de l’automobile de
Rochetaillée (essentiellement consacré aux
automobiles) présente en exposition fixe :
- Une voiture hippomobile à impériale de 1880,
- La motrice Buire à voie métrique "Ecully"
n° 288, 1897,
- La motrice type Lyon n° 55,
- La motrice n°6 du Train Bleu.
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Les
lignes
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Sur
les 36 lignes de tram du réseau (1 à 34, plus FOL
– Fourvière – Ouest Lyonnais –
et TLN – Tramway Lyon – Neuville), 29 sont
aujourd'hui des lignes de bus. Schématiquement, les lignes
1, 2 et en partie la 24 sont devenues le métro D, la 7 le
métro A, la 26 le tram T1, la 34 (entre temps
supprimée et "éclatée" en bus 39 et
53) et en partie la 24 le tram T2, la 17 la ligne
départementale 171. Tout ceci avec des modifications
d'itinéraire allant du détail au changement plus
important. (Indice 1 réaffecté à la 3,
indices 2, 3, 7, 17, 24, 26 et 34 réaffectés
à des lignes de bus n'ayant rien à voir avec les
lignes d'origine.)
L'un des charmes du réseau lyonnais réside dans
sa diversité. Lignes à voies métriques
et lignes à écartement normal cohabitaient,
parfois dans la même rue, donnant lieu à des voies
à trois files de rails. On remarquera aussi que, si la 33
est passée de la voie métrique à la
voie normale, le TLN fit l'inverse. Encore aujourd'hui, cette
diversité est de mise, puisque le réseau TCL
connaît trois lignes de métro sur pneus, une ligne
de métro fer mixte adhérence
crémaillère, deux ficelles (pardon,
funiculaires), l'une à voie métrique, l'autre
à l'écartement inhabituel de 1,300 m, deux lignes
de trams, des bus thermiques (midibus, standards et
articulés), des trolleys (là encore en trois
longueurs), et bientôt des midibus électriques.
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Bref
historique
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1879 : Création de la Cie des Omnibus et Tramways Lyonnais
(dite l'OTL)
- 1880 : Ouverture de la première ligne.
- 1941 : Création par la commune de Lyon et le
département du Rhône du Syndicat des Transports en
Commun de la Région Lyonnaise (TCRL). Le Syndicat des TCRL
afferme le réseau à l'OTL.
- 1967 : Renouvellement de l'affermage, l'OTL devient la
Société des Transports en Commun Lyonnais (dite
les TCL).
- 1977 : Renouvellement de la concession, la Sté des TCL
devient la SLTC. Le réseau garde le nom (la marque) TCL.
- 1985 : Le Syndicat des TCRL prend le nom de Sytral.
- 2005 : Début de la nouvelle concession. Appel d'offre
remporté par Kéolis, groupe auquel appartient
Kéolis Lyo (par rachats successifs). L'exploitant ne change
donc pas.
NB : Les Lyonnais ignorent le nom Kéolis Lyon et continuent
à dire "les TCL".

Tramway sur la ligne 26,
devant la Gare des Brotteaux vers 1912
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Le matériel
moderne
Bref
historique
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Les
réussites de Nantes (première ligne du
réseau moderne ouverte en 1985) et Grenoble (1987), suivies
par Paris (1992), Rouen et Strasbourg (1994),
démontrèrent enfin en France ce qui
était une évidence ailleurs en Europe (Bruxelles,
Amsterdam, Rotterdam, Cologne, Vienne, etc., étant de
parfaits exemples de ce que peut être un réseau de
tramway moderne). Les travaux commencèrent à Lyon
durant l'été 1998. Achevées au
printemps 2000, les deux lignes furent ouvertes au service commercial
le 2 janvier 2001, après une série de marche
à blanc durant l'été et l'automne
2000. L'inauguration officielle eut lieu le 18 décembre, et
les deux lignes furent ouvertes gratuitement au public les 23, 24 et 27
décembre.
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Matériel
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Alstom
Citadis 302
Longueur : 32,40 m
Largeur : 2,40 m
Hauteur : 3,30 m
Masse à vide : 38 tonnes
Hauteur du plancher : 350 mm
Puissance : 690 kW
Tension : 750 V courant continu
Capacité : 56 assis + 145 debout
Nombre de rames : 57 = 39 livrées en 2000 (n° de
parc 801 à 839), 5 livrées en 2003 (840
à 844), 3 en 2004 (845 à 847), 10 en 2006 pour T3
(848 à 857).
La première rame fut livrée le 6 avril 2000. Les
Lyonnais purent découvrir ce nouveau matériel le
13 juillet 2000, en exposition fixe à la Part Dieu.
Assemblé par Alstom dans l'usine d'Aytré, en
Charente Maritime, le Citadis est un tramway standardisé
modulable, qui peut se présenter en plusieurs versions :
- Plancher bas intégral (002) ou partiel (001),
- 30 mètres (300) ou 40 mètres (400).
Les Citadis choisis pas le Sytral sont des 302, c'est à dire
30 mètres à plancher bas intégral. Ils
se présentent dans la composition suivante.
- Module d'extrémité : loge de conduite
– porte simple – deux travées
- Module suspendu : porte double – une travée
– porte double
- Module sur bogie : deux travées
- Module suspendu : porte double – une travée
– porte double
- Module d'extrémité : deux travées
– porte simple – loge de conduite
Sur les Citadis 301 (et 401), les modules suspendus sont solidaires des
modules d'extrémité, ce qui donne une rame 301 en
trois éléments.
- Module d'extrémité : loge de conduite
– porte simple – deux travées
– porte double – une travée –
porte double
- Module sur bogie : deux travées
- Module d'extrémité : porte double –
une travée – porte double – deux
travées – porte simple – loge de conduite
Un Citadis 401 ou 402 s'obtient en insérant un module
suspendu et un module sur bogie supplémentaires. L'un des
avantages des trams modernes est justement leur modularité.
Il est possible, pour s'adapter à une augmentation de la
fréquentation, de transformer un tram 30 m en 40 m.
Montpellier a déjà transformé une
partie de son parc de Citadis 301 en 401.
La partie non standardisée du tram est sa face avant. Chaque
réseau peut la personnaliser. Le design du nez des Citadis
lyonnais a surpris au début, mais s'est maintenant
parfaitement intégré au paysage urbain.
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Bibliographie
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Lyon,
du tram au tram – Jean Arrivetz – La
Régordane, 2001
Sur les rails du Lyonnais, volume 2 (Tacots et ficelles du Lyonnais)
– José Banaudo – Editions du Cabri,
diffusion De Borée, 2002
Le Train Bleu : Histoire de la ligne Lyon – Fontaines
– Neuville – René Clavaud, Jacques
Perenon et Robert Chappelet – Editions du Cabri, 2003
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Création Alain
Blanchet
L'équipe
de Lyon en
Lignes
Mise à jour dimanche 1er juillet à 01h45
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