Lorsque
le tunnel de la Croix Rousse est fermé, nombreux sont les
médias à s'intéresser au sort des
automobilistes, qui doivent se détourner part des
itinéraires alternatifs souvent encombrés. On
parle dans ces cas-là également beaucoup des
riverains qui habitent le long de ces itinéraires de
déviation, qui subissent d'importantes nuisances.
Mais que penser alors des riverains de l'avenue de Birmingham, et de
certains habitants du Val de Saône, qui doivent supporter ces
nuisances au quotidien, ce qui ne semble plus surprendre personne, tant
celles-ci ont revêtu un caractère "habituel".
Est-il normal en effet qu'un tel trafic routier transite dans un
quartier si peuplé, sans qu'aucun aménagement ne
soit mis en place pour en limiter le volume, et donc les nuisances.
Le Conseil de quartier "Croix Rousse Saône" a
souhaité réagir, suite aux différents
commentaires qui ont été faits suite à
la fermeture du tunnel de la Croix Rousse pendant tout le mois de
septembre. Avec plus de 60 000 véhicules par jour dans le
tunnel de la Croix Rousse et ses abords immédiats, ce sont
les habitants du secteur qui souffrent au quotidien de la pollution, de
l'insécurité routière notamment pour
les piétons ou encore des nuisances sonores
provoquées par le trafic automobile.
À l’instar de certains axes qui ont fait l'objet
de réaménagements pour réduire
sensiblement le trafic automobile (Berthelot, Marietton, le quai Pierre
Scize...), les riverains du tunnel de la Croix Rousse souhaitent
évoquer une opération semblable pour leur
quartier, dont ils ne comprennent pas pourquoi il ne pourrait pas
profiter de la même modération de trafic.
Source Le Progrès

Le tunnel de la Croix Rousse et la rue Duquesne.
Le grand nombre de voies n'améliore en rien la
fluidité du trafic.