Trafic et financement des Transports Publics

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nanar
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Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar nanar » 08 Oct 2015, 01:29:49

Salut

Florence Guernalec pour Mobilicités a écrit :
L’UTP esquisse des pistes pour enrayer le tassement du trafic dans les transports publics

Lors des Rencontres nationales du transport public, le président de l’UTP, Jean-Pierre Farandou, a annoncé que la baisse de l’offre de transport public - un phénomène jamais vu dans le secteur - avait entraîné un tassement du trafic… qui pourrait conduire à revoir l’offre. Face à cette spirale, celui-ci a esquissé les recettes et économies réalisables si toutes les parties prenantes s’impliquent - opérateurs, élus, pouvoirs publics, usagers.

L’offre kilométrique a baissé de 2,4%, selon les chiffres de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) collectés sur les cinq premiers mois de l’année 2015. Un phénomène jamais vu, selon son président, Jean-Pierre Farandou qui tenait une conférence de presse lors des Rencontres nationales du transport public à Lyon.

Une spirale infernale

D’où une incidence sur le trafic qui connaît un tassement dans toutes les tailles d’agglomération : +0,2% en tendance en 2015 contre +3% les deux dernières années. Un tassement qui pourrait amener les autorités organisatrices à revoir leur offre… "Nous sommes face à une spirale qu’il vaut mieux arrêter au début, a déclaré Jean-Pierre Farandou. Et il appartient à l’ensemble des acteurs d’enrayer cette spirale."

Des solutions à portée de main

A l’origine de cette baisse de l’offre, et donc du tassement du trafic, la baisse des dotations globales de fonctionnement de l’État aux collectivités locales. Face à un financement public qui se raréfie, le président de l’UTP s’est employé à démontrer qu’il existe des solutions pragmatiques qui permettraient de réinjecter 1,5 milliard à 2 milliards par an dans les transports publics si chacune des parties prenantes s’implique. Voici les principaux leviers qu’il a esquissés.

Les opérateurs

L’UTP estime que les transporteurs peuvent réaliser 1 à 1,5% de productivité par an. Sur 4,2 milliards de dépenses annuelles, une augmentation de la productivité de 5% permettrait ainsi de réaliser 200 millions d’euros d’économies en quelques années.

Les élus

La tarification est le principal levier d’action, selon Jean-Pierre Farandou en présence du président du Gart, Louis Nègre qui défend la même ligne. Si les transports publics revenaient au ratio R/D (recettes/dépenses) constaté voici 20 ans ou tel qu’il existe actuellement dans certains réseaux comme Strasbourg et Lyon, soit 50% au lieu de 31%, les recettes seraient de 2,1 milliards d’euros contre 1,3 milliard aujourd’hui, soit 800 millions supplémentaires.

En outre, augmenter la vitesse commerciale des bus représente une source non négligeable d’économies. En effet, créer des voies réservées permet d’augmenter cette vitesse commerciale de 30%, de 17 à 22 km/h. Une meilleure attractivité qui permettrait, selon lui, d’augmenter le trafic de 15% (et les recettes) et de baisser les dépenses : des bus plus rapides impliquent que l’opérateur a besoin de moins de véhicules et de conducteurs pour assurer le même service. Jean-Pierre Farandou a calculé que l’ensemble permettrait un gain de 100 à 200 millions d’euros par an.

Les pouvoirs publics

L’UTP demande à l’exécutif de passer à l’action dans la lutte contre la fraude comme il l’a promis voici déjà plusieurs mois. En clair, il s’agit de durcir l’arsenal législatif afin de mettre en place une répression efficace contre les fraudeurs d’habitude. Jean-Pierre Farandou a estimé que les opérateurs pourraient ainsi récupérer 200 millions d’euros par an de recettes supplémentaires sur un total de 500 millions d’euros de manque à gagner (ferroviaire compris).

Idem sur le stationnement. La lutte contre la fraude pourrait rapporter, selon lui, 400 millions d’euros par an, une somme qui pourrait être fléchée vers les transports. L’UTP s’impatiente ainsi de voir que la dépénalisation du stationnement votée dans la loi de décentralisation n’est toujours pas mise en oeuvre et déplore les "obstacles administratifs et manoeuvres" qui ne permettent pas aux collectivités de l’intégrer dans leur politique de mobilité.

Les usagers

Jean-Pierre Farandou a mis en lumière en plusieurs leviers d’action : faire accepter aux voyageurs de prendre en charge une part plus importante du coût des transports publics, mais aussi les inciter à ne pas frauder et convaincre les citoyens de prendre davantage les transports en commun.

Le président de l’UTP a reconnu que la profession devait faire un effort important de pédagogie : en effet, alors que l’usager en France paie, en moyenne, moins d’un tiers du coût réel des transports et acquitte d'un prix plus faible que dans les pays européens comparables, celui-ci continue à répondre, enquête après enquête, que les transports coûtent cher comme l’a encore montré une étude récente de la CLCV. "Nous devons faire prendre conscience aux usagers de la valeur des transports publics, et notamment des coûts de fonctionnement et d’infrastructures", a déclaré Jean-Pierre Farandou.

TVA, le combat continue

Enfin, Jean-Pierre Farandou a conclu sa conférence de presse sur la TVA. L’UTP n’abandonne pas l’idée de convaincre le gouvernement de revenir à une TVA à taux réduit dans les transports du quotidien (5,5% contre 10% actuellement) : "C’est une cause juste, nos arguments sont indiscutables, la mobilité est un service de première nécessité. Nous continuerons à mener ce combat."


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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar BBArchi » 12 Oct 2015, 23:30:15

Et pas un mot sur la grognonerie active des usagers qui trouvent d'autres modes de déplacement, contraintes budgétaires obligent, et se rabattent sur le covoiturage, les modes doux non motorisés, voire l'abstention de déplacements ? ???
La perception du "prix cher" et du coût élevé pour les TC n'est pas qu'une vue de l'esprit de la part de gens un peu limités intellectuellement.

Tout ceci me semble un peu étriqué comme approche, avec en ligne de mire la préparation à l'argumentaire "on ne peut pas faire autrement", "il n'y a pas d'alternatives", dans l'idée qu'il n'y a pas d'autres pistes que l'alignement vers le haut sur "les prix pratiqués ailleurs".

Ailleurs, semble t-il, les prix sont différents (et encore, cela reste à prouver), mais l'offre l'est tout autant, avec des temps d'attente pour avoir un bus, un tram ou un métro, légèrement plus réduit que par ici...
Alors méfiance... histoire de ne pas se retrouver avec des points d'amélioration très limités et non indispensables, en contrepartie (pour les tarifs) d'une mise à niveau hystérique. >:( :coolsmiley:

Quant au tassement de la fréquentation dans les trains... ils savent que pas mal de lignes "à faible trafic" n'attirent plus grand monde, qui préfère prendre la voiture (pour être sûr d'arriver, et encore plus ballot, d'être sûr de partir...) ?
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar xouxo » 13 Oct 2015, 07:04:20

A un moment donné ca semble difficile d'avoir un prix trop éloigné du coût de production du service. De même il est mauvais de faire croire automobilistes que les routes sont gratuites, alors qu'elles coûtent à construire et entretenir.
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar nanar » 13 Oct 2015, 23:30:47

@BBArchi, pour JP Farandou, Lyon, qui augmente ses tarifs chaque année au taux de l'inflation, et pourtant augmente sa clientèle, est un bon exemple de ce qu'il faudrait faire ailleurs

La tarification est le principal levier d’action, selon Jean-Pierre Farandou en présence du président du Gart, Louis Nègre qui défend la même ligne. Si les transports publics revenaient au ratio R/D (recettes/dépenses) constaté voici 20 ans ou tel qu’il existe actuellement dans certains réseaux comme Strasbourg et Lyon, soit 50% au lieu de 31%,


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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar BBArchi » 14 Oct 2015, 12:38:29

Nanar> Oui, et va en causer avec les étudiants qui sont très conscients de la différence de prix avec "ailleurs" parce qu'ils se renseignent, ils échangent, ils savent...
Ils te répondront qu'en plus, malgré les prix pratiqués correspondant à du très haut de gamme, walou pour des prestations basiques, style les trajets après 24h... >:D

Xouxo> sauf que les gens pensent qu'il est plus facile d'infléchir une politique tarifaire des TC que de remettre en question l'incontournable dogme du routier / infrastructures routières pris en charge par la collectivité, pour lequel ils n'ont pas d'autre choix que de payer via impôts... et que la tarification TC vient en plus de ces charges fixes.
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar turbotrain » 14 Oct 2015, 17:06:30

Après, 10 E, autant demander la gratuité... Combien une conso en soirée ? :trink:

Quand on voit que Saint-Étienne est à 26 E/mois ou 200 E/an (soit 16,50 E/mois environ) pour les étudiants, avec un réseau moins développé que celui de Lyon, on se dit que la comparaison avec les autres n'est pas toujours si avantageuse... ::)
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar BBArchi » 14 Oct 2015, 17:42:27

Vi... 10€ à Toulouse, ville qui est perçue comme bichonnant ses étudiants...
Alors on peut argumenter pendant des heures, la perception globale par le client a toujours, envers et contre tout, une très grosse composante psychologique et non rationnelle... :-\
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar nanar » 14 Oct 2015, 18:23:16

Je ferais quand même de nouveau la remarque : La solution passe peut être aussi par des résidences universitaires plus nombreuses, et situées plus proche que André Alix par exemple.

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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar amaury » 14 Oct 2015, 18:29:02

... et à partir du moment où on est dans l'irrationnel, on fait quoi ? On poursuit la fuite en avant ? :P

Le coût collectif de la voiture est au mieux ignoré et généralement plutôt minimisé. Plus le coût des déplacements en transports en commun baisse pour tous (ou autre variante : juste en fonction du statut type étudiant, retraité, etc. sans prendre en compte la situation de la personne), plus grande est la balle qu'on se tire dans le pieds.

Le déplacement motorisé a un coût qui n'est pas seulement économique mais aussi environnemental. Faire tendre le prix des TC vers un tarif symbolique (et a fortiori vers la gratuité), c'est considérer implicitement deux choses :
  • que tout déplacement motorisé est un bien vital comme les services issus des fonctions régaliennes de l’État ou l’éducation, la santé, la culture, etc.
  • que ce service matériel peut être multiplié à l'envie (ex. de dérive possible : peu importe où je m'installe, c'est à la collectivité d'installer des services de déplacements motorisés pour que j'évite de prendre un transport individuel motorisé. Je ne délire pas, c'est la conclusion d'un débat avec un ami où je lui faisais remarquer qu'il avait les moyens financiers et pratiques de s'installer à un endroit mieux desservi par les TC que les hauteurs de Vaugneray : "c'est à la Société de s'adapter aux pratiques des gens"...)
Pour ces raisons, lorsqu'on vise une société du développement durable (et a fortiori décroissante), je ne vois pas comment on peut soutenir la baisse des prix des TC ou la gratuité (je vise notamment quelques élus et candidats EELV qui ne sont probablement pas sur le forum ! ;)).

@Nanar : André Allix est pas si mal située. Le retour à pieds depuis le centre de Lyon la nuit est plus rapide que le secteur est ou sud-est de Lyon-Villeurbanne) ! Évidemment, plus les étudiants sont dans le centre, mieux c'est ! Le vrai problème, à mon avis, c'est plutôt la localisation périphérique de certains campus... :-X Lorsque le campus est en périphérie, on sera tenté d'habiter pas loin (où de mettre des logements étudiants sur place). Dès qu'on sort... Non, je ne pense pas aux campus de Bron ou d'Ecully. Pas du tout !!
A quand le retour des trolleys sur l'axe A2 ?!? Pourquoi attendre le TOP ??? En attendant, RDV sur les traces du FOL: http://folsaintjust.free.fr.
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar nanar » 14 Oct 2015, 18:43:22

Le truc est de savoir si le rush et le blindage des TC sont aux heures de débuts et fins des cours, ou aux heures des sorties loisirs en ville,
et si on préfère s'occuper du problème pour la première occurrence, ou pour la deuxième.
Ensuite il parait plus difficile de trouver de la place en cœur d'agglo pour y rapatrier des campus banlieusards (quoique ... la Manufacture, ou la prison St Paul) que trouver de la place pour construire des résidences universitaires à proximité des campus extérieurs (y compris Bron Parilly ou La Doua ...) .
La hausse du prix du foncier et le manque de logements génèrent malheureusement du "mouvement brownien", pour les étudiants comme pour les gens déjà en activité professionnelle. :uglystupid2:

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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar amaury » 14 Oct 2015, 22:35:39

nanar a écrit :Le truc est de savoir si le rush et le blindage des TC sont aux heures de débuts et fins des cours, ou aux heures des sorties loisirs en ville

Ce ne sont pas les mêmes problèmes et enjeux. :angel:
A quand le retour des trolleys sur l'axe A2 ?!? Pourquoi attendre le TOP ??? En attendant, RDV sur les traces du FOL: http://folsaintjust.free.fr.
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar BBArchi » 15 Oct 2015, 23:16:03

Amaury> le problème n'est pas que le prix des TC soit plus ou moins élevé pour favoriser ou au contraire contrarier l'utilisation de l'automobile en milieu urbain. Le problème est la contenance du porte monnaie de l'utilisateur ...

Dans les nombreux discours et bavardages entre amis, collègues, et étudiants, entendus à droite à gauche, une constante se dégage : tout le monde est persuadé que tous les frais liés au routier au sens large sont et seront encore longtemps implicitement payés par la collectivité, qu'on le veuille ou non, sans que quoi que ce soit puisse remettre en question ce fonctionnement et son financement (à part le fait d'avoir ou non une voiture, ce qui reste le seul paramètre où l'action individuelle reste possible). Ces dépenses sont perçues comme inéluctables. Et sauf choc pétrolier majeur (et définitif cette fois), ça ne va pas bouger d'un poil de moquette.

Les transports collectifs sont rangés dans un sac différent, puisque ils sont censés répondre au besoin de transport pour un prix inférieur à celui de la voiture. Mais leur prix vient en supplément des charges ressenties comme déjà payées par ailleurs, comme par exemple pour l'entretien du réseau routier ; dans ce contexte, il est logique que le souhait, ou plutôt l'exigence d'un coût bas pour le titre de transport, soit une constante...


Je n'aime pas la tentation qui se fait jour dans le monde du transport de justifier les augmentations de tarif par le fait que "ailleurs", c'est plus cher. On connait les conséquences de cette argumentation appliquée dans d'autres domaines, et du résultat qui est rarement à la hauteur : une amélioration en demi teinte, une satisfaction tiède, et rarement un état satisfaisant.

La question est plutôt : où est l'argent ? Où est passé, ou passe l'argent que l'état doit reverser aux communes, aux collectivités locales, aux autorités organisatrices ? où sont passées les sources de financement ? Je pose la question pour obtenir une réponse au delà de la litanie habituelle "c'est parce qu'il n'y a plus d'activité économique" un peu étriquée intellectuellement ...

Comme je n'ai pas la réponse car je ne prétend pas être en capacité de refaire le monde et de régler quelques mauvaises manières à moi tout seul, je me contenterai d'agir à mon niveau, en continuant à défendre l'idée qu'on n'a pas vocation à subir un empilement urbain au détriment de l'aménagement global et équilibré du territoire, qu'on n'a pas besoin de laminer des équipements collectifs pour accélérer cette fuite, qu'on n'est aucunement obligé de détruire un tissu économique local au prétexte de règles comptables dogmatiques et non pérennes, qu'il n'est pas tenable d'exiger de la rentabilité sur des thématiques qui n'en auront jamais, etc...

Et je trouve très légitime qu'on puisse contester les répartitions de l'argent public, qu'on trouve que les prix jusqu'à présent demandés pour un déplacement en mode collectif (réseaux urbains ou ferroviaires) soient trop élevés, et qu'on puisse exiger que les budgets consacrés à des équipements de frime et de gloriole passent plutôt dans une offre de transports collectifs bon marché. Dont par exemple les abonnements étudiants à des prix permettant à des jeunes (qui constituent notre avenir immédiat) de pouvoir manger dans bien des cas, au lieu de n'avoir pas d'autre choix que de frauder...

Je reste convaincu qu'on peut favoriser l'augmentation de la fréquentation en mettant un outil TC abordable en face des besoins, tout en faisant baisser la pression du lobby routier, en redistribuant autrement les budgets. Et cela ferait vivre tout autant un monde économique nécessaire...


Clermont-Ferrand a résolu le problème d'une façon différente : une politique d'accueil et de qualité du cadre de vie pour les étudiants, passant par une logistique adaptée sans prise de tête. C'est assez ballot présenté comme ceci, mais réel. Et la ville gagne tous les jours ses galons de ville agréable pour ses étudiants, ce qui est considérable.

Regardez la page du site T2C sur les tarifs. Elle est simple. Et les tarifs, eux aussi, sont simples, et tiennent compte des conditions d'études différentes entre étudiants. C'est particulièrement performant, et répond parfaitement, comme je l'ai dit avant, aux besoins de transport entre résidence et université, entre autres, et à tous les besoins standards.

Tarification générale : http://nouveautes.t2c.fr/tarification-generale
Tarification solidaire : http://nouveautes.t2c.fr/tarification-solidaire

:pouce:
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar alecjcclyon » 24 Août 2017, 12:25:49

Bonne nouvelle pour le quartier de Mermoz! Fini les stationnements sauvages devant les arrêts de bus,d'ici la fin de l'année une aire de covoiturage sera ouvert au public,aujourd'hui même j'ai pu apercevoir le chantier de cette dernière et c'est plutôt pas mal.
Voici son emplacement:
https://www.google.fr/maps/@45.7304645, ... 312!8i6656
(sur la verdure ou il y a les 6 arbres)
Mermoz deviendra donc un pole attractif et dynamique avec métro,bus et tram (T6 Debourg-Hopitaux Est Pinel en 2019),nouveaux logements et centres commerciaux ( https://immobilier.jll.fr/location-bure ... 008-535939 ,sans oublier l'incontournable Galeries Lafayette qui sera aussi rénové.
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar alecjcclyon » 28 Juin 2018, 11:52:36

https://lanemove.com/ (la station Mermoz ne désemplit pas)
Pour que ça cartonne,il faudrait que les véhicules faisant du covoiturage circulent sur les voies bus (Transisère et 1Ex),ça incitera les automobilistes à faire du covoiturage et plus de destinations aussi.
http://nouveaulyon.fr/2018/05/24/velov- ... rand-lyon/ (une station Vélov à Lyon 2 (Bron) ?)
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar nanar » 28 Juin 2018, 18:11:41

Il faut se méfier avec le covoiturage permis sur les voies bus :
A 3 personnes dans la voiture, ça va à peu près.
A 2 personnes (conducteur +1) la voie réservée disparaît de fait.
En prétendant aider quelques dizaines de personnes, on en emmerde des centaines.

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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar amaury » 29 Juin 2018, 09:07:26

Je suis tout aussi partagé sur ce sujet pour les modalités de contrôle et la lisibilité. Tant qu'une voie est réservée aux TC, aux taxis et aux véhicules d’intervention, on voit de loin qui est dans son bon droit ou pas. Si la règle est la même + "tout véhicule à partir de 3 personnes", de loin ça ne se voit plus. Du coup, l'automobiliste bête et méchant a l'impression de se faire avoir et il se dit "pourquoi pas moi". Et c'est le cercle vicieux. Y'a des bonnes idées en principe qu'il faut vérifier. Je sais que ça existe en Amérique du Nord. Comment ça fonctionne ?
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Re: Trafic et financement des Transports Publics

Message non lupar Airbus » 29 Juin 2018, 12:11:49

Entièrement d'accord.
Le problème de ce type d'utilisation de la voirie, c'est le contrôle de l'usage qui en est fait.
On part d'une idée sympa et généreuse, mais très vite, on se heurte à ce genre de difficultés.
Une voie réservée, doit être strictement "réservée", comme son nom l'indique à des catégories de véhicules clairement identifiables, sinon il n'y a plus de "réservation" effective de ladite voie.

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